• Catherine Lavigne

Le sport serait-il le "médicament" du 21ème siècle ?


Hippocrate considérait l'exercice comme la meilleure médecine de l'homme. 2400 plus tard, cette préconisation est toujours d’actualité pour prévenir de nombreux risques et lutter contre le vieillissement.



Un meilleur système immunitaire :

La pratique d’une activité physique favorise l’augmentation du nombre de lymphocytes et de granulocytes, cellules cruciales de notre immunité. Elle stimule également la production d’interleukines, médiateurs chimiques permettant aux cellules immunitaires de communiquer entre elles.

De plus, en améliorant la circulation sanguine, l'exercice permet à ces substances de circuler plus efficacement dans l’organisme et donc de prévenir les infections. Cet effet positif semble d'ailleurs continuer à se faire sentir pendant quelques jours après l'exercice.

Ces effets supposent un exercice modéré, soit 3 a 5 séances hebdomadaires de 30 à 60 minutes en étant capable de tenir une conversation. Inversement, la pratique d'activités épuisantes stresse le système immunitaire et épuise temporairement nos défenses. 


Efficacité contre le stress, l’anxiété et la dépression :

L’exercice physique permet de brûler les sécrétions qui découlent du stress comme l’adrénaline et le cortisol. En outre, il entraîne une libération d'endorphines - hormones du bien-être - pendant plusieurs heures après l’effort. L’endorphine est un neurotransmetteur (messager de notre système nerveux) qui a une structure proche de celle de la morphine et nous procure une sensation de bien-être et de détente. Elle apporte un réel bénéfice contre l’angoisse, l’anxiété ou la dépression.

Le taux d’endorphines est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi au type d’activité physique, les sports d’endurance étant les plus endorphinogènes (course à pied, vélo, natation, ski de fond, sports en salle type cardio-training…).


Pour éliminer les déchets et les toxines :

L’oxygène est le premier dépuratif sanguin : il entraîne la diminution du taux d’acide carbonique et régule ainsi l’équilibre acido-basique. L’exercice physique fait circuler les sels et évite qu’ils ne se déposent. Les toxines accumulées dans l’organisme sont mobilisées et évacuées par la transpiration.

Une activité physique régulière permet donc de détoxifier les tissus et améliore la qualité du sang.


En cas de transit difficile :

Le sport permet d’actionner le diaphragme : par l’inspiration il s’abaisse, et par l’expiration il remonte. Ces mouvements entraînent un massage des viscères et limite donc les adhérences. Le sang circulant mieux dans cette zone, les différentes glandes digestives sont stimulées, ce qui augmente la capacité de digestion et le transit.

Pour limiter le risque d'ostéoporose :

L'activité physique favorise la minéralisation des os de deux manières : les micro-lésions provoquées par les impacts de la marche, de la course ou des sauts permettent à l'os de se reconstruire en gagnant en densité. En effet, les travées microscopiques sont alors plus nombreuses et plus riches en calcium. En outre, les tractions des muscles sur l’os stimulent également le processus de densification osseuse.

Marcher au moins 30 minutes par jour est le meilleur moyen de limiter le risque d’ostéoporose.


En cas d’arthrose :

Le sport permet d’entretenir les muscles et tendons entourant les articulations, et stimule la synthèse des cartilages. Les articulations s’assouplissent et les ligaments conservent leur capacité de mouvement et de longueur.

Marche rapide, natation, vélo, gym douce… plusieurs fois par semaine permettent de se muscler en douceur et de soulager les douleurs articulaires.


En cas d’hypertension :

Sur le plan cardio-vasculaire, le sport améliore la force de contraction du muscle cardiaque. Celui-ci se renforce, ce qui diminue la fréquence cardiaque pendant l’effort puis au repos. La vasodilatation des artères s’améliore et, par conséquent, la capacité du sang à transporter de l’oxygène également.

Le rythme cardiaque devient plus lent au quotidien, la circulation sanguine est facilitée, la pression artérielle est diminuée. 


En cas de problèmes circulatoires :

L’activité physique favorise considérablement la circulation de retour vers le cœur et évite à ce dernier de faire seul le travail. La contraction des muscles des membres inférieurs favorise également le retour veineux.


Pour lutter contre le risque de diabète insulino-résistant :

La pratique régulière d’un sport entraîne une diminution de la masse graisseuse, responsable de l’insulino-résistance. Et brûlant l’excès de sucre sanguin, le travail musculaire permet d’économiser le pancréas, qui aura à produire moins d’insuline. La pratique d’une activité physique est donc recommandée pour lutter contre le risque de diabète de type II.

Pour un sommeil réparateur :

Le sport induit une fatigue musculaire qui supplante la fatigue psychologique. Il accentue la phase de sommeil profond, améliorant ainsi la récupération musculaire et la sensation de repos au réveil.

Attention cependant à ne pas pratiquer une activité trop intense le soir, le risque étant de modifier le cycle circadien (alternance veille-sommeil) en retardant la phase de refroidissement propice à l’endormissement…


L’essentiel est de choisir une activité qui vous plaît, que vous pouvez pratiquer régulièrement et qui est adaptée à votre état de santé. Mais pour profiter de ces bénéfices, toute pratique d’un sport doit être combinée avec une alimentation saine et adaptée : en effet, l’activité physique augmente les besoins en minéraux, en vitamines, en acides aminés et en corps gras de qualité. Demandez à votre naturopathe un accompagnement sur mesure. Bon entraînement !

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